08/12/2014:soutenance Jeronimo Diaz : La gentrification négociée : Anciennes frontières et nouveaux fronts dans le centrehistorique de Mexico
Avis de soutenance
Titre des travaux : La gentrification négociée : Anciennes frontières et nouveaux fronts dans le centrehistorique de Mexico
Equipe de recherche : LISST - Laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires (UMR 5193)
Directeur : Mme Marie-Christine Jaillet, Directeur de Recherche
Codirecteur : M. Guy Thuillier, Maitre de Conférences
M. Jeronimo Diaz présente ses travaux en soutenance le : 08 décembre 2014 à 14h00
Université Toulouse-Jean Jaurès - Maison de la Recherche - Salle D31
en vue de l'obtention du diplôme : Doctorat en Géographie et Aménagement
Guénola CAPRON, professeure à l’Universidad Autónoma Metropolitana-Azcapotzalco
Jérôme MONNET, professeur à l’Université Paris-Est (rapporteur)
Modesta SUÁREZ, professeure à l’Université Toulouse-Jean-Jaurès
Vicent VESCHAMBRE, professeur à l’École nationale supérieure d'architecture de Lyon (rapporteur)
Résumé: Durant la première décennie du XXIe siècle, le centre historique de Mexico a cessé de perdre ses habitants, amorçant un mouvement de revalorisation économique et symbolique dont on commence à peine à mesurer l’importance. Cette thèse retrace la formation de ce haut lieu patrimonial pour mieux appréhender la singularité du processus de gentrification qui s’y déploie. Deux postulats sont mis à l’épreuve. D’abord, il est stipulé que la gentrification s’inscrit dans un continuum historique qui détermine la division sociale de l’espace urbain. On constate en effet que les “pionniers urbains” prennent place en des lieux spécifiques, en particulier le long des foyers “civilisateurs” établis depuis la période coloniale, où l’on retrouve actuellement une offre immobilière adaptée aux aspirations et aux besoins sécuritaires des nouveaux habitants. Ensuite, la gentrification n’est pas le produit d’acteurs individuels mais elle implique des conflits d’intérêts entre des acteurs collectifs. Nourrie par de nombreux témoignages, cette recherche interroge le rôle que les élites politiques et économiques entendent attribuer au noyau historique de la capitale mexicaine ; elle expose la participation ambigüe des classes intermédiaires ainsi que les différentes formes de résistance exprimées par les populations exclues du projet urbain. Enfin, afin d’évaluer la prétendue pluralité du projet de “revitalisation”, reprenant les débats autour de l’aménagement participatif, elle offre une description détaillée des différents mécanismes de patrimonialisation et de gestion sociale établis par le gouvernement local en guise de neutraliser les conflits inhérents au processus de gentrification.