Crises et mutations contemporaines - Approches géoéconomiques et géopolitiques
Depuis plusieurs années, le monde est entré dans une période de forte instabilité. Sur le plan économique, ce mouvement, initié par la « crise des subprimes » apparue en 2007 aux États-Unis, s’est ensuite étendu à l’ensemble de la planète dans tous les domaines d’activité. En 2015, les difficultés perdurent : stagnation de la croissance dans les pays développés et ralentissement dans les pays émergents, explosion du chômage, désindustrialisation et délocalisations, tensions boursières en Chine, dans la zone euro, etc. Sur le plan géopolitique, les foyers de tension se sont aussi multipliés (Afrique saharienne et sahélienne, Proche-Orient, Extrême-Orient Europe orientale) générant de puissantes vagues migratoires. Parallèlement, les pôles de puissance paraissent se redéployer entre les États-Unis, la Chine et les autres puissances régionales.
L’objectif du colloque « Crises et mutations contemporaines » est d’interroger ces bouleversements au travers d’une double lecture à la fois géoéconomique et géopolitique. Il s’agira d’apporter des éléments d’analyse et de les confronter en particulier aux représentations contemporaines de la mondialisation en soulignant notamment les logiques de fermeture qui semblent la caractériser.
Les organisateurs du colloque « Crises et mutations » souhaitent mettre l’accent sur trois thématiques principales :
- Depuis 2007-2008, le monde est-il confronté à une « crise » ou connaît-il une « mutation » largement inédite, annonciatrice de bouleversements majeurs et en chaîne ? À cet égard, il s’agira de déterminer quelles sont les expressions les plus pertinentes de cette crise et/ou de ces dynamiques qui esquissent un autre monde.
- La « fermeture » (repli sur soi, formes plus ou moins larvées de protectionnisme, logiques de blocs concurrents, construction de barrières aux frontières, etc.) paraît être une des manifestations de la situation actuelle. S’agit-il d’une nouvelle logique mondiale dominante ? Dans quelle mesure la fermeture, toujours relative, renvoie-t-elle à la notion d’asymétrie et est-elle créatrice de déséquilibres ?
- Quel lien est-il possible d’établir entre les registres économiques et géopolitiques dans l’évolution contemporaine du monde ? Quelle imbrication entre ces deux registres ? Le paradigme de la fin du territoire - et de la fin de la géopolitique - souvent associé à la mondialisation et au libéralisme reste-t-il pertinent ? La situation contemporaine ne remet-elle pas en cause nos représentations les plus courantes de la mondialisation ?
Des réponses pourront être apportées à ces questions à toutes les échelles, du local au mondial, et en considérant tous les types d’acteurs.
...
Il s’agira donc de déterminer les dynamiques et les acteurs à l’œuvre dans ces évolutions du monde.
C’est autour de ces thèmes généraux, par la discussion autour de concepts clefs (crise, mutation, fermeture, mondialisation) et par l’examen critique des représentations confrontées à des situations localisées, que les organisateurs du colloque « Crises et mutations contemporaines » attendent les propositions de communications. Celles-ci pourront se référer à différents champs disciplinaires tels que la géographie, l’économie, les sciences politiques, la sociologie politique, etc.
Modalités de soumission
La date limite pour l’envoi des propositions est fixée au 1er décembre 2015.
Ces envois devront être adressés à l’adresse mail colloque_crises_mutations@univ-reims.fr
L’objet du message devra être explicite (« Proposition de communication » / « Paper proposal »).
L’avis du comité scientifique sera communiqué aux auteur-e-s des propositions à partir de la fin janvier 2016.
Publications
À l’issue du colloque, des articles pourront être retenus pour publication au sein de la revue L’Espace politique ou dans le cadre d’actes du colloque.
« Crises et mutations contemporaines », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 17 septembre 2015, http://calenda.org/338913